Tennis

Au bout du suspense…l'Histoire  (Tennis) posté le lundi 06 juillet 2009 16:39

Hier, sur le gazon londonien, Federer « Ace Man » et Andy Roddick ont bataillé ferme pendant quatre heures et 16 minutes, au bout d’un cinquième set à devenir fou c’est le Suisse qui l’emporte 5/7 7/6 7/6 3/6 16/14.

 Si la finale 2009 restera dans les mémoires, c’est avant tout parce que Mister Federer a fait tomber  le record de victoire en Grand Chelem détenu jusqu’alors par Pete Sampras. Voilà le natif de Bâle à quinze titres glanés  sur les quatre surfaces (6 à Wimbledon, 5 US Open, 3 Open d’Australie et 1 Roland Garros). Plus qu’un champion Roger Federer s’élève au niveau d’une légende du tennis.

Le match fut âpre, tendu, serré, stressant, usant pour les nerfs mais que peu emballant. Mis à part quelques passing géniaux, deux ou trois caresses de Federer en amortie, des revers long de ligne, cette finale fut avant tout un match de serveurs. 50 aces pour le Suisse, excusez du peu... (un record pour Wimbledon) tandis que Roddick en claquait « seulement » 27. Malgré des occasions à 5/5 dans le premier set puis dans la troisième manche, Federer du attendre 77 jeux avant de parvenir a enfin prendre le service de son adversaire. Et quel meilleur moment que de choisir la balle de match ?

Dans ce cinquième set, plus stressant que jamais et où la partialité des commentateurs de la chaine cryptée volait en éclat (à fond derrière l’américain), Roddick semblait pouvoir conclure surtout que le Suisse ne pouvait plus compter sur le tie-break. Les jeux passaient sans que l’un semble capable de renverser son adversaire. Bien que mené 15-40 à 8 partout, le Suisse recolle pour rester devant. La suite n’est qu’enchainement de jeux de services assez court ou l’échange n’est vraiment pas roi. Sans la passion et l’envie d’assister à ce qui appartient à l’histoire du tennis et du sport en général, le match était franchement pénible à suivre. 16/14 un score incroyable et l’Histoire qui s’écrit à jamais.

Roger Federer retrouve par la même occasion son fauteuil de numéro un mondial. There is only one number one : Roger Federer

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Gilles Simon en route vers le Masters  (Tennis) posté le lundi 20 octobre 2008 19:43

(photo AFP)

Grâce à sa première finale de Masters Series disputée hier à Madrid, le Niçois se rapproche peu à peu du top 8 de la Race c’est-à-dire les performances sur une année. Malgré sa défaite en deux sets (6/4 7/6) face au britannique Andy Murray, numéro 4 mondial, Gilles Simon réalise une saison détonante. Ce lundi il entre dans le Top 10 et devient par la même occasion numéro 1 français. Tombeur de Rafael Nadal en demi samedi, c’est un rêve qui se réalise pour le Français. «Sérieux, c'est magnifique ! C'est un des trucs dont je rêvais quand j'étais gosse et qu'on ne croyait pas très violemment en moi.»

 La tournée américaine comme déclencheur

Le jeune homme de 23 ans au physique atypique (1,80 m, 63 kg) dans ce monde de brute, base son jeu sur la technique et l'intelligence. L’endurance plutôt que la puissance. Et cette année c’est la révélation. Vainqueur en début d’année à Casablanca il part sans grand objectif de l’autre côté de l’Atlantique.

Il remporte le tournoi ATP d’Indianapolis et enchaîne magnifiquement celui de Toronto. Au Canada il élimine au 2ème tour l’ex numéro 1 mondial, le Suisse Roger Federer. Fatigué par 15 jours d’efforts il s’incline en demi face à Kiefer. A l’US Open il sera éliminé au 3ème tour par Del Potro son premier concurrent pour le Masters. Cette tournée en Amérique fait prendre conscience du talent de Gilles Simon. La course à Shanghai est lancée et les portes du Top 10 s’entrouvrent.

En septembre il continue sur sa lancée et remporte son 3ème tournoi de la saison à Bucarest.

À Madrid la naissance de «el Superviviente» (le survivant)

Son parcours dans la capitale espagnole fut simplement énorme. À la limite du précipice à chaque match, le Niçois est finalement parvenu jusqu’en finale. Sa première en masters series. Il aura sauvé 6 balles de matchs avant de parvenir à ce stade du tournoi. Lundi face au Russe Andreev, il en sauvent 4 dans le 3ème set avant de s’imposer. Face à James Blake un adversaire à la Race il s’impose plus facilement mais toujours en 3 sets (3/6 6/1 6/4). Il élimine en 8ème un second américain, Ginepri issu des qualifications. Il sauve à nouveau des balles de matchs (2) et s’impose dans le tie-break. En quart face à la machine à service serbe Karlovic, le match est âpre et tendu. Simon l’emporte grâce à deux jeux décisifs après avoir concédé la seconde manche. En demi, se dresse face à lui la montagne Nadal, chouchou du public. Absent du match pendant un set (3/6), le Niçois profite de son endurance pour faire face aux coups de boutoirs du gaucher surpuissant. Tel un roseau, il plie mais ne rompt pas. Et au terme d’un combat épique de plus de 3h, c’est lui qui décroche la place en finale. (3/6 7/5 7/6). Le voilà à son tableau de chasse avec les deux meilleurs joueurs du monde. Épuisé par sa folle semaine, il n’a jamais pu élever son niveau de jeu pour battre Andy Murray. Il perd sa première finale de Master mais grappille des points à la race et au classement ATP. Encore un petit effort à Lyon ou Paris Bercy et une date pas prévu sur son agenda se rajoutera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Monfils père (ATP, Vienne)  (Tennis) posté le lundi 13 octobre 2008 10:51

Hier à Vienne, Gaël Monfils avait une occasion en or d’écrire une nouvelle ligne à son palmarès, vierge depuis son titre à Sopot (Serbie) en 2005. L’affrontement face au 125ème mondial, Philipp Petzschner allemand de son État, qui plus est issu des qualifications ne devait être qu’une simple formalité. Même si rien n’est jamais acquis, le Français avait tous les atouts en main pour remporter cette finale.

De son côté, l’Allemand à vécu une semaine fabuleuse et n’était plus à une marche près. En effet il a tour à tour éliminé le Suisse Stanislas Wawrinka, l’ancien numéro 1 mondial Carlos Moya et Feliciano Lopez en demi. Et sa première finale ATP fut la bonne. Il s'impose en 2 manches 6/4 6/4, où il a su imposé son rythme au Français qui lui n'a jamais trouvé le sien. Très nerveux et certainement usé par son éprouvante (2h49) demi-finale de la veille face à Philipp Kohlschreiber, lui aussi Allemand, "Sliderman" pourra longtemps s'en mordre les doigts.

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Monfils concède cette finale de Vienne mais surtout voit son ratio finale joué-finale perdu augmenter (5/6). Pour Petzschner, c'est la consécration. Il empoche la coquete somme de 139000 euros et accède pour la première fois de sa carrière au Top 100.

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Le Murray solide  (Tennis) posté le jeudi 04 septembre 2008 15:54

 

 

Pour la première fois de sa carrière, l’écossais s’est hissé cette nuit, en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem.

 

Andy Murray est à 21 ans le nouveau chouchou du public britannique. Adoubé par Wimbledon cette année grâce à son parcours qui l’a mené jusqu’en quart de finale, le 6ème joueur mondial semble pouvoir se mêler à la lutte des cracks du circuit.. Le match contre Richard Gasquet restera longtemps gravé dans la mémoire des spectateurs du Center Court. Andy remportait son match en 5 sets après avoir été mené 2 sets à rien (5/7,3/6,7/6,6/2,6/4). Fatigué, il ne pourra rien face à l’ogre Nadal. Sa belle quinzaine londonienne a lancée sa saison et la « Henman Hill » pourrait bien se voir renommer « Murray Hill ». Enfin un digne successeur à William Renshaw ? Le gazon londonien attend impatiemment son premier vainqueur britannique de l’ère Open.

 

Lors de la tournée américaine il confirmera tout le bien que pense de lui beaucoup d’observateurs. Bon service, bon coup droit, il reste cependant assez friable sur revers et reste scotché en fond de court. Demi-finaliste à Montréal, il remporte à Cincinnati son premier Masters Series. En finale, il bat Djokovic, dans un match ultra serré (7/6 7/6). Le britannique un cran en dessous des intouchables Federer-Nadal veut bousculer la fourmilière.

 

Lors de l’US Open, son parcours est loin d’être un long fleuve tranquille. Souvent poussé dans ses derniers retranchements, l’écossais parait cependant solide et fort mentalement. Son premier tour fut un simple échauffement face à l’Argentin Roitman (6/3, 6/4, 6/0). Au second tout, il tombe sur un Llodra accrocheur mais s’impose en 4 sets (6/4,1/6, 7/5, 7/6). Le 3ème tour sera une véritable bataille avec l’Autrichien

Jürgen Melzer. Hésitant, Murray est au bord du gouffre après deux sets de haute volée de la part de Melzer. (6/7, 4/6). Le britannique prend alors le jeu à son compte et profite de la baisse de forme de son adversaire qui sera prit de crampes à partir de la 4ème manche. Après avoir remporté le 3ème set au tie-break, Murray s’envole vers les huitièmes de finales. Score final : (6-7, 4-6, 7-6, 6-1, 6-3).

 

Face au Suisse Wawrinka, il décroche facilement sa place en quart (6/1, 6/3, 6/3) où l’attend l’épouvantail de 2008, l’Argentin Juan-Martin Del Potro. Invaincu depuis 23 matchs, le jeune homme de 19 ans joue un fabuleux tennis et le match sera de toute façon serré. Pas loupé! 3h58 de match. Deux tie-break facilement remporté par l’écossais, puis les deux derniers sets accrochés où aucun des deux joueurs ne lâchaient prise. Émoussé par sa belle saison et ses victoires épiques, l’argentin lâchait du lest et la puissance de Murray faisait la diff. L’antagonisme entre les deux joueurs semblait un lointain souvenir une fois la partie finie.

La route se poursuit pour Andy avec une nouvelle fois Nadal pour la lui barrer…

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Le renouveau du Roi Roger ?  (Tennis) posté le mercredi 27 août 2008 13:43

Pour le Suisse, les années avaient pour habitude de se ressembler. Finales du Grand Chelem, victoires à Wimbledon et à l’US Open, Master Cup.

Sa place de numéro 1 mondial était confortable. Mais est passé par là l’ouragan Nadal et/ou la tornade 2008.

En effet à part deux titres à Estoril et au Hall, le bilan de Roger Federer est bien maigre pour un champion de sa trempe. De plus, depuis le 18 août, l’Espagnol Rafael Nadal l’a détroné au classement ATP. Le majorquin met donc un terme à 235 semaines de domination du Suisse.

Que se passe t-il Roger ?

 

Le natif de Bâle a tout gagné! Seul titre manquant à son palmarès : Rolland Garros, là où il est certainement le plus aimé mais là où sévit Nadal. La lassitude, le manque de motivation est compréhensible, d’autant plus que les gloires du tennis, Borg en tête tire sur lui à boulets rouges. Ces anciens ne veulent pas que Roger les dépassent mais il est impossible de comparer ces générations tant l’évolution (matériel, nombre de tournoi, préparation physique,...) est grande.

Federer pensait se replier sur Wimbledon, son jardin depuis 2003.

Avec l’avènement de Nadal sur la terre battue parisienne, la gazon londoniens lui permettait de retrouver le sourire. Cette année, ce fut peine perdue. La défaite contre l’Espagnol, dans un des plus beaux matchs de l’histoire du Tennis à finit de saper le moral de l’ex numéro 1 mondial. S’en suive des défaites au premier ou deuxième tours des masters Series de Toronto et Cincinnati.

Les JO de Pékin une bouffée d’air pur ?

 

Sachant qu’il va perdre sa place de « number one », il arrive peut-être plus libéré à Pékin. Toujours est-il qu’il s’inclinera en quart de finale contre James Blake. Il a tout de même un peu retrouvé son tennis et ses matchs étaient bien plus complets que ses dernières sorties américaines.

Mais alors pourquoi une bouffée d’air pur me diriez vous. Je vous répond : grâce au double. Avec son compatriote Stanislas Wawrinka ils remportent la finale olympique face aux Suédois Thomas Johansson et Simon Aspelin tombeurs de Clément et Llodra en demi. Victoire en 4 sets 6-3, 6-4, 6-7 (4/7), 6-3 et une joie immense, un bonheur rarement aussi communicatif pour le suisse, si peu expansif à l’accoutumée. La voilà sa première médaille olympique. Heureux comme un gamin, faisant le fou sur le court avec son pote, c’est sûrement ce que Roger avait besoin. Il déclare après le podium : «C'est un moment très fort dans ma carrière. Les jeux Olympiques, c'est un peu quelque chose à part, un peu comme Wimbledon pour moi, confie Roger Federer. J'ai fait mon programme autour des Jeux pour être en forme ici. Ça a payé en double. Je suis vraiment très fier d'avoir remporté cette médaille pour la Suisse, pour moi, pour Stan. C'est quelque chose qui restera pendant très longtemps.» 

La joie et la confiance retrouver sur le court ne peuvent que lui permettre d’aller chercher le titre à l’US OPEN.

Son premier tour cette nuit, fut une simple formalité face à l’Argentin Gonzales, joueur qu’il ne connaissait même pas. Concédant seulement 6 jeux, le Suisse s’impose 6/3 6/0 6/3. Il continue donc sans forcer et avec un mental retrouver.

 

 

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