Si la finale 2009 restera dans les mémoires, c’est avant tout parce que Mister Federer a fait tomber le record de victoire en Grand Chelem détenu jusqu’alors par Pete Sampras. Voilà le natif de Bâle à quinze titres glanés sur les quatre surfaces (6 à Wimbledon, 5 US Open, 3 Open d’Australie et 1 Roland Garros). Plus qu’un champion Roger Federer s’élève au niveau d’une légende du tennis.
Le match fut âpre, tendu, serré, stressant, usant pour les nerfs mais que peu emballant. Mis à part quelques passing géniaux, deux ou trois caresses de Federer en amortie, des revers long de ligne, cette finale fut avant tout un match de serveurs. 50 aces pour le Suisse, excusez du peu... (un record pour Wimbledon) tandis que Roddick en claquait « seulement » 27. Malgré des occasions à 5/5 dans le premier set puis dans la troisième manche, Federer du attendre 77 jeux avant de parvenir a enfin prendre le service de son adversaire. Et quel meilleur moment que de choisir la balle de match ?
Dans ce cinquième set, plus stressant que jamais et où la partialité des commentateurs de la chaine cryptée volait en éclat (à fond derrière l’américain), Roddick semblait pouvoir conclure surtout que le Suisse ne pouvait plus compter sur le tie-break. Les jeux passaient sans que l’un semble capable de renverser son adversaire. Bien que mené 15-40 à 8 partout, le Suisse recolle pour rester devant. La suite n’est qu’enchainement de jeux de services assez court ou l’échange n’est vraiment pas roi. Sans la passion et l’envie d’assister à ce qui appartient à l’histoire du tennis et du sport en général, le match était franchement pénible à suivre. 16/14 un score incroyable et l’Histoire qui s’écrit à jamais.
Roger Federer retrouve par la même
occasion son fauteuil de numéro un mondial. There is only one
number one : Roger Federer