Voilà c’est fait ! Chelsea et le Réal Madrid à la trappe dès les 8ème de finale. Ou l’échec de deux monstres du foot business pour conquérir cette fleur unique qu’est la Ligue des Champions.
Depuis l’arrivée de Roman Abramovitch à Londres en 2003, l’objectif principal est de soulever la coupe aux grandes oreilles. A coup de millions d’euros, Chelsea a réussi à remplir son palmarès, à dominer l’Angleterre. Deux titres de champions, deux Cup et deux Carling Cup. Cependant, la Ligue des Champions n’est pas comme cette perfide Albion. Elle a une âme. Il faut savoir être patient, la choyer, la dorloter, en faire sa priorité. Elle ne s’offre qu’aux plus téméraires.
Finalistes en 2008, demi-finalistes en 2004, 2005, 2007 et 2009, recalés en 8 ème en 2006 et 2010, les Blues voient leurs avances une nouvelle fois repoussées. Comment draguer cette effrontée ? A Moscou, ils ont simplement pu caresser ses lèvres. Mais depuis deux ans, c’est la disgrâce. Pendant ce temps là, Manchester ou le Barça prennent leur pied. De loin, Chelsea regarde jalousement mais ne retient pas les leçons.
De son côté, le Réal a cru bon utiliser les grands moyens. Faire chauffer la carte gold pour donner du rêve et s’envoyer en l’air avec cette ex maintes et maintes fois attendrie. Mais les temps ont changé même l’époque des premiers galactiques de 2002. Lors de ce dernier ébat, Madrid faisait frissonner l’Europe. Du beau jeu, des stars, mais une véritable volonté de parvenir à ses fins. Pour son retour aux affaires, Florentino Perez pensait connaitre la recette. Ainsi, 250 millions, pour un CR9 par là, un Kakà par ci, un Xabi Alonso, ou un Benz’. Mais la Mercedes a finie dans le mur. C’était, du luxe, du beau, du flamboyant, du clinquant mais sans âme, sans respect des valeurs qui font la force d’un amant parfait. L’humilité a laissé place à l’arrogance. Bien que terrain de jeu des méga puissances financières, la Ligue des Champions reste la dernière compétition qui requiert bien plus que la seule soif de victoire. La finale au Bernabeu se devait d’être le bouquet final de la saison des Merengues. De finale il n’y aura point, et de bouquet encore moins. Lyon, ville lumière a montré plus d’atouts, a usé de ce charme français pour une fois efficace.
La manière d’aborder dame Europe semble encore primordiale. A Madrid et Londres on la regarde passer, on la convoite mais on ne peut l’aborder. Trop inaccessible...






